S’entrainer en piscine peut préparer physiologiquement et musculairement aux épreuves qui se déroulent en eau libre. Par contre ces épreuves en milieu naturel, dans des environnements qui peuvent être très fluctuants, nécessitent de prendre en compte un nombre de facteurs très élevés qui vont parfois limiter ou décupler les différences entre les concurrents.
Certains nageurs très à l’aise en bassin peuvent ainsi perdre une partie de leur avantage sur des concurrents moins rapides entre les lignes mais qui vont aimer les composantes de la nage en groupe et sans « l’aide » à la direction que procure les lignes d’eau.
Les spécificités de la nage en eau libre
La nage hors piscine comporte de nombreuses spécificités, qu’il est bon de rappeler (liste non exhaustive).
- Prendre un départ au milieu d’une foule dense et compacte
- S’orienter durant la course
- Repérer et passer les bouées
- Accepter de nager dans une eau trouble, parfois sans voir le fond
- Changer d’allure durant la course pour nager dans de meilleures conditions
- Maîtriser le vent, le soleil, le courant d’une rivière (souvenez-vous des épreuves dans la Seine lors des JO)
- Parfois accepter les algues ou la présence de poissons, de méduses….
- Gérer les ravitaillements (sur des courses longues)
- Ne pas se fier aux autres et décider soi-même de sa trajectoire
- Accepter de nager dans une eau froide
- Savoir nager avec une combinaison, si autorisé par les commissaires
Nos 10 conseils pour nager en eau libre
Avant d’aborder un triathlon ou une épreuve de natation en eau libre, le nageur doit se souvenir que c’est une épreuve d’humilité. Ainsi, voici nos conseils réussir au mieux votre épreuve en eau libre.
1
Entrainez-vous aussi souvent que possible en eau libre. Et si possible dans des conditions et lieux différents afin d’appréhender au mieux chaque élément (température de l’eau, turbidité, vent, soleil).
2
Choisissez une combinaison ou un maillot de bain qui ne vous gène pas (une épreuve d’eau libre peut être longue, le confort est essentiel)
3
Adaptez vos verres de lunettes aux conditions météo : verres blancs pour les jours sans soleil, verres fumés pour les jours ensoleillés ou les orientations qui peuvent entraver la bonne vision. Si la course est en matinée et orientée vers l’est, le soleil risque de gêner quand il va se lever. Ceci implique de disposer de plusieurs paires de lunettes adaptées à soi et rappelez-vous, une course n’est pas le bon moment pour faire des expérimentations.
4
Au départ, positionnez-vous en fonction de votre niveau. Laisser les positions de devant pour les meilleurs nageurs, pour ne pas se faire couler par des concurrents plus rapides.
5
Avant le départ, pensez à bien repérer le parcours. Trouvez des points hauts pour vous orienter (un arbre sur une colline, un clocher), car une fois dans l’eau avec le vent, les remous et les vagues, l’orientation est parfois complexe.
6
Avant le départ, vérifier l’orientation du vent et les incidences sur les objets flottants (ligne d’eau, bouées) afin de compenser votre trajectoire.
7
Avant le départ, sachez vous échauffer afin de ne pas vous refroidir entre l’échauffement et le départ de la course.
8
Avant le départ, consommer des aliments adaptés à l’épreuve et surtout, des aliments que vous connaissez et que vous digérez parfaitement. Ce n’est pas le moment d’avoir un problème digestif.
9
Souffler, souffler beaucoup. Dès le début de l’épreuve, car une dette d’oxygène contractée au départ ne peut pas se compenser sans s’arrêter.
10
Ne pas hésiter à lever le pied en cours d’épreuve. Il est préférable de ralentir et de finir, plutôt que d’abandonner. Vous pouvez même faire quelques mouvements de brasse ou de dos, pour reprendre du souffle ou récupérer musculairement.
Pour conclure, souvenez-vous que rien ne remplace l’entrainement et que tout ce que vous aurez répété à l’entrainement facilitera grandement la réussite de votre projet une fois le moment venu.
On croit en vous !